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La mutation de notre monde, de notre société est la cause de bouleversements à la fois intimes, individuels et collectifs.

L’Islam, deuxième religion de France, fait partie du paysage religieux et culturel français. 

Certains voient dans cet état de fait une chance pour la France alors que d’autres, au contraire, craignent que la présence d’un islam français n’ébranle les fondements de la République, voire l’unité du pays.

 

Alors que les voix des premiers peinent à percer, étouffés par des affaires de terrorisme, incriminant l’Islam et par ricochets ceux et celles qui s’en réclament.

 

Pour les seconds, les rendez-vous électoraux cristallisent cette question restée dans les tranchées d’un débat sociétal qui n’a jamais vraiment eu lieu. Or, A l’Heure du Grand Débat, où l’on cherche à mettre les français et leur bien être au cœur de la France, La question de l’islam de France doit être une question pacifiée de tout enjeu électoraliste, car le souhait le plus cher des Musulmans de France c’est de ne plus être à l’index, mais de porter les joies et les peines de La France, sans en être incriminé ou en être écarté.

 

En moins de quarante ans, les nouvelles générations, avec les nouveaux arrivants viennent constamment modifier le paysage de l’Islam. En effet, Les musulmans des nouvelles générations ne ressemblent plus aux premiers immigrés ; Un nouveau Contexte voit le jour, en constante fluctuation, qui dépasse les origines et s’enrichit d’une diversité intellectuelle, économique, sociale et religieuse.

 

Ainsi, les questions de la place de la foi dans notre société, la transmission de l’héritage culturel et religieux aux générations futures et l’équilibre familial et spirituel à l’ère du 2.0 sont une préoccupation de toute heure

 

 

D’autres questions et exigences se font entendre, par rapport à la représentativité des Musulmans auprès des autorités publiques, de la valorisation de leur droit en tant que communauté de foi. Il est un fait que les différentes fédérations et mouvements musulmans de France semblent incapables de s’unir autour d’un projet pour se doter, de leur propre initiative, d’une structure centrale en charge du culte, à l’écoute de sa base, proche de leurs attentes et capable de porter leurs doléances et dessiner leurs rêves.

 

Enfin de nouvelles interrogations liées à la crédibilité du traitement de l’organisation du culte lui-même sont soulevées par les musulmans de France. En effet, depuis presque trente ans, tous les ministres de l’Intérieur en charge des cultes se sont efforcés, avec plus ou moins de réussite, de venir à bout de cette question récalcitrante en tentant d’organiser l’islam par le haut. 

 

 

En conclusion, Redonner à chacun une part de responsabilité dans le devenir collectif paraît être d’une logique implacable, mais sa mise en œuvre demeure une énigme dont il est très difficile d’obtenir la réponse afin de trouver un équilibre entre l’individu et la collectivité. Le citoyen et l’institution, le croyant et ses représentants.

La RAMN 12, se propose de traiter ces questions avec un florilège de conférenciers et d’intervenants afin d’apporter un éclairage sur toutes ces questions qui préoccupent les musulmans de France.